• Gérard Guerrier

Saison morte pour les stations de ski?




Je lis dans les Echos d’aujourd’hui que les responsables des stations de ski s’inquiètent de la saison d’hiver 2020-2021… Avec raison sans doute. La douceur et l’absence de neige en cette fin novembre n’y sont pour rien. Le problème, évidemment, c’est le COVID et l’absence programmée des Britanniques (42% de la clientèle de Val d’Isère), Néerlandais, Danois, etc. La solution — bon sang mais c’est bien sûr — découvrent-ils , c’est le ski de proximité. Soudain, la clientèle française devient attractive, dotée de toutes les qualités. Une clientèle éco-responsable avec des transports réduits, en plus !


Moi je veux bien, mais je constate quand même que les grandes stations, Compagnie des Alpes en tête, ont, depuis des décennies tout misé sur le « all inclusive » à destination de la clientèle étrangère. Adaptant leurs prix pour optimiser leur remplissage (le fameux et funeste Yield Pricing) elles n’ont eu aucun égard pour la clientèle de proximité, jugée captive, avec des forfaits journée atteignant ou même dépassant les 60€.


Je ne souhaite aucun mal à ces « grandes stations » ou à la Compagnie des Alpes. Mais pour moi, dès la levée du confinement, ce sera peau de phoque, ski de fond et petites stations où l’on sent l’odeur de l'étable et où les perche-men ont encore l’accent savoyard, dauphinois ou Queyrassin.


Quitte à jouer la proximité autant aller jusqu'au bout de la logique!

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