Le Seigneur des Ecrins

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© Editions du Mont-Blanc - septembre 2022
xxx pages, 18,00 €
ISBN : yyy

Le Mot de l'éditeur

Pour arriver au hameau de la Bérarde, il faut emprunter une longue et étroite route qui ondule entre les falaises de granit, pour échouer au pied de la Barre des Écrins. Le risque d’avalanche y est si fort que cette route est coupée des premières neiges au mois d’avril. C’est là que vit, dans une masure aux volets toujours fermés, Lucien Roux, dit « Lulu », un vieux guide misanthrope, reconverti en chevrier. Cet exil solitaire est troublé par l’arrivée impromptue du célèbre écrivain-voyageur Sylvestre Talon, en panne d’inspiration, qui a choisi de passer l’hiver ici. Alors qu’un froid polaire s’installe dans le massif des Écrins, et que les loups se rapprochent, un passé oublié de tous ressurgit dans les mémoires et dans la vallée…

Dans ce roman profondément humain, empreint d'une poésie tourmentée où se mêlent la beauté des cimes et les humeurs des frimas, l'auteur de sa plume à la fois fluide et érudite, nous entraine sur la trace des bêtes sauvages dont la plus dangereuse entre toutes n'est peut-être pas celle que l'on croyait.

Mon Grain de Sel

Voilà longtemps que l'envie d'écrire un roman, dont le personnage central serait La Bérarde, me tenaillait. Ce hameau  représente pour moi, l'essence même de la montagne, loin des parcs d'attraction que sont devenues les stations de ski.

Bien sûr, j'avais en tête un autre personnage: Rémy Turc, l'ancien guide, devenu berger, qui y habitait seul pendant l'hiver, coupé du monde, avec ses chèvres et ses poules avant d'y mourir voilà treize ans déjà. J'avais même esquissé un chapitre d'un "Dernier Hiver"… plein de nostalgie.

 

Et puis non… plutôt que de me laisser envahir par le froid et l'accablement, j'ai imaginé un grain de sable, ou plutôt de glace, venu bousculer cette longue glissage vers la mort: Sylvain Tesson, ou son proche cousin, venu chercher l'inspiration dans ce bout du monde, aux côtés du vieux guide-berger qui n'en demandait pas tant!

Refusant, contrairement à Alpini, de construire et suivre un plan, je me suis laissé aller aux humeurs de l'automne et de l'hiver… en me laissant imprégner par l'ambiance de ce bout du monde, m'inspirant  parfois de  Jean Giono et… des frères Coen. Mon "Dernier Hiver" est alors devenu "Mais qui a tué Sylvain Tesson?"  Et puis, au fil des pages, si La Bérarde est bien restée La Bérarde, mes personnages: Lulu, le vieux guide-berger atrabilaire, et Sylvestre Talon, ont pris liberté en évoluant hors de tout contrôle dans des aventures que mes modèles initiaux réprouveraient évidemment!

Mais tel était le prix pour devenir un Seigneur des Ecrins