Les Gorges d'Oppedette

Entre montagne de Lure et Lubéron, le lilliputien Calavon a taillé la roche pour creuser un canyon du Verdon  en miniature, à l’échelle 1/10 : 2 kilomètres de long  et 70 mètres en moyenne de profondeur. Mais le soir tombé, plutôt que des nains, on voit sortir de l’aven de l’échelle, face au village d’Oppedette, des escadrilles de rhinolophes, de petites chauve-souris. Non loin de là, au nord des gorges, un tichodrome échelette, un oiseau rare et coloré, tient compagnie aux grimpeurs qui usent leurs doigts sur le calcaire urgonien— le même qu’en Chartreuse !

Si le belvédère, situé à une centaine de mètres du village perché, est aménagé pour accueillir des handicapés et malvoyants, les marcheurs pourront profiter d’une demi-journée, pour se lancer dans le tour des gorges en empruntant les sentiers qui surplombent les gorges. Les plus courageux  et entrainés pourront même traverser les gorges par le passage de l’échelle, à la hauteur du village. Le canyon est parfois si étroit que l’on peut toucher ses deux parois en étendant les deux bras. On évitera d’y trainer lors des crues d’automne, car l’insignifiant ruisselet peut alors se transformer en un monstre déchaîné. Il suffit pour s’en convaincre de visualiser les marques blanches des hautes eaux sur les falaises de calcaire.

On dit que j'ai déjà vécu  plusieurs vies avec passion. Ingénieur-plongeur, dirigeant d’entreprise, accompagnateur en montagne, journaliste et écrivain… Depuis quelques années, je me  consacre principalement à l’écriture, aux voyages et à la montagne. 

J'ai  publié six livres dont le dernier :

Éloge de la Peur, à l'usage des Aventuriers et des Baroudeurs du Quotidien

(ed. Paulsen).

© 2019 Textes, Vidéos et Photos Gérard Guerrier (sauf indication contraire)

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