On dit que j'ai déjà vécu  plusieurs vies avec passion. Ingénieur-plongeur, dirigeant d’entreprise, accompagnateur en montagne, journaliste et écrivain… Depuis quelques années, je me  consacre principalement à l’écriture, aux voyages et à la montagne. 

J'ai  publié six livres dont le dernier :

Éloge de la Peur, à l'usage des Aventuriers et des Baroudeurs du Quotidien

(ed. Paulsen).

© 2019 Textes, Vidéos et Photos Gérard Guerrier (sauf indication contraire)

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Casa Bonaparte - Nabuleone l'indépendantiste !

Bien que Napoléon Bonaparte n’ait passé qu’un quart de sa vie en Corse, il y est resté profondément attaché.  «Quand je sens l'odeur du maquis depuis la proue du bateau, je sais que je suis chez moi.» dira-t-il à ses courtisans. Il est né, le 15 août 1769 à Ajaccio, dans une maison, assez quelconque, de la Strada Malerba — rue Saint Charles aujourd’hui — trois mois après la défaite des indépendantistes de Pasquale Paoli face aux soldats de Louis XV. Ses parents, Charles et Letizia, n’occupent alors que le rez-de-chaussée et le premier étage. La demeure s’agrandit bientôt pour pouvoir accueillir les frères et sœurs de « Nabuleone ». 

 

Il quitte la maison familiale et la maison de campagne des Milleli, à l’âge de neuf ans, pour la rigueur des froids collèges et lycées militaires du continent. Loin de ses parents, le jeune Napoléon, admirateur inconditionnel de Paoli, idéalise une Corse libérée du « joug français ».  Il ne revient sur l’île que bien plus tard, alors que la révolution génère bien des incertitudes. Déçu par le conservatisme de Paoli, de retour dans l’île, et par son attitude ambiguë vis à vis des Britanniques — Paoli offrira bientôt à ces derniers de protéger la Corse —Napoléon Bonaparte s’oppose bientôt au « Babbu ». La maison des Bonaparte est saccagée, en 1793, par des Paolistes et la famille Bonaparte contrainte à la fuite et à l’exil. Le jeune aigle prendra bientôt son envol… loin de son île.