On dit que j'ai déjà vécu  plusieurs vies avec passion. Ingénieur-plongeur, dirigeant d’entreprise, accompagnateur en montagne, journaliste et écrivain… Depuis quelques années, je me  consacre principalement à l’écriture, aux voyages et à la montagne. 

J'ai  publié six livres dont le dernier :

Éloge de la Peur, à l'usage des Aventuriers et des Baroudeurs du Quotidien

(ed. Paulsen).

© 2019 Textes, Vidéos et Photos Gérard Guerrier (sauf indication contraire)

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Huile de Beauté

 

 

L’olivier sauvage, l’oléastre, pousse à l’état naturel depuis la nuit des temps en Corse. Les  insulaires ont appris des marchands Phéniciens la technique du greffage. Certains oliviers, de vénérables ancêtres, ont été ainsi greffés voilà plus de 2000 ans  L’histoire de l’île, en dent de scie, une géographie chahutée entre plaines alluvionnaires et versants abrupts, expliquent la variété des espèces cultivées : sabina de Balagne, capanace du Cap Corse, curtinese de Corte, Zinzala de Bonifaccio, etc.  Leurs olives noires sont récoltées à maturité à l’aide de grands filets tendus entre les arbres. Tombées naturellement, elles donneront une huile douce qui reprend les aromes du maquis corse. Récoltées, un peu plus tôt, à l’aide de longs râteaux vibreurs, les olives produiront une huile plus fraiche aux saveurs d’artichaut et de pomme. Chaque arbre donne en moyenne 50 kg d’olives par saison, soit à peine 6 à 9  litres d’huile.  L’île produit ainsi une bouteille sur mille consommée en France…  Cette infime production est menacée aujourd’hui par la terrible xylella fastidosia, arrivée sur l’île en 2015,  une bactérie qui a déjà ravagé les oliveraies du sud de l’Italie.